L’éducation physique et sportive (EPS) a une place particulière pour moi, du fait de l’impact de cette discipline sur ma trajectoire personnelle, et de ma formation initiale en STAPS. À titre d’exemple, j’ai mis du temps à comprendre l’intérêt de l’EPS pour la formation des Enseignant.e.s en Activité Physique Adaptée (EAPA). Puis sur le terrain comme EAPA, j’ai compris que je n’avais pas perdu mon temps dans ces fameux cours de didactique du handball en 4e. J’ai toujours un souvenir fort des camarades qui préparaient le CAPEPS, qui ingurgitaient des citations et textes officiels.
Après avoir démarré mes travaux sur le changement climatique et les activités physiques et sportives, j’ai pu tenter de faire des ponts avec d’autres domaines des sciences de l’activité physique. C’est donc naturellement que j’ai pris plaisir à échanger avec T.Gadais et d’autres sur les enjeux pour l’EPS du changement climatique.
Plus récemment, j’ai été sollicité pour la Journée d’étude sur l’éducation au développement durable en EPS organisée au printemps dernier à Lyon (j’avoue me demander quels apports j’allais pouvoir faire). Ma perception première demeurait le fait que les expérimentations menée par des enseignants en EPS se concentraient beaucoup (trop) sur l’éducation à l’environnement (ex. expériences passés dans la Revue EPS). Ainsi, j’ai conclu sur le fait que l’EPS devrait mieux préparer les élèves à être résilient physiquement et mentalement face aux aléas climatiques, et surtout travailler à développer le transport actif chaque année scolaire. Pour plus de détails la présentation est en ligne et le support est ici.
Le plus important peut-être de cette journée réside dans la qualité de présentations. Les présentateur.rice.s abordaient des initiatives de terrain et institutionnelles et des études scientifiques. A titre personnel, j’ai beaucoup apprécié la présentation (dispo ici) très ‘terrain’ de C.Vigneau qui innove pour faire émerger un rapport au vivant dans ces cours ‘traditionnels’ d’EPS. Son site personnel regorge de ressources. Par la suite F.Potedevin montrait avec brio les enjeux autours de l’éducation et de la promotion à l’usage du vélo en EPS. Son travail et les barrières qu’il a identifié me conforte dans l’idée qu’un Enseignant en EPS se doit de supporter, initier des politique d’aménagement temporaires ou non favorisant la marche ou le vélo. En d’autres termes, peut être que la/les mission(s) de l’EPS dans un contexte de dérèglement climatique n’est pas nécessairement dans un temps de face à face avec les élèves mais au conseil de l’école.
Mon inclinaison à l’utilitarisme m’a permis de grandement apprécier les initiatives de G. Aulard sur la promotion du transport en commun/trottinettes chez les adolescents participants aux compétition UNSS. Au de là des empreintes carbones sérieusement allégées…, G.Aulard illustrait les (non)choix de l’équipe EPS sur les déplacements à effectuer lors des compétitions régionales et las barrières financières ou organisationnelles propres à l’UNSS.
J’invite les lecteurs de cet article à regarder l’ensemble des intervenants (playlist ici) pour mieux saisir l’utilité du verdissement des cours d’école, ou comprendre comment les oraux du CAPEPS orientés climat peuvent faire avancer les choses.
Le seul point négatif de la journée demeurait la faible audience, mais gageons que l”apprentissage expérientiel’ qu’est une vague de chaleur précoce, un feu de forêt, une salle de basket surchauffée va réveiller la communauté EPS.




Comme on peut le voir la première stratégie reste, l’utilisation des volets la journée, puis éviter de sortir entre 12- 16h, réduire son activité physique, s’hydrater (étonnamment pas le premier), utiliser l’air conditionné ou un ventilateur, réduire les boisons déshydratantes, prendre une douche froide, et visiter un lieu frais.